Ronflement et apnée du sommeil : le rôle de l'orthèse dentaire

Cabinet du Dr Dan Zerbib, Boulogne-Billancourt (92), près de Paris

Vous ronflez fort, vous vous réveillez fatigué malgré une nuit complète, votre conjoint remarque des pauses dans votre respiration ? Ce sont des signes possibles d'apnée du sommeil. Elle se soigne, et le dentiste a un rôle à jouer dans certains cas, avec une orthèse portée la nuit. Voici comment s'y retrouver.

En bref

  • L'apnée obstructive du sommeil correspond à des pauses respiratoires répétées pendant le sommeil, car les voies aériennes se rétrécissent [1].
  • Le diagnostic se fait par un enregistrement du sommeil, prescrit par un médecin [1].
  • L'orthèse d'avancée mandibulaire est un traitement de première intention dans les formes modérées sans maladie cardiovasculaire grave associée, selon la HAS [2].

Ronflement ou apnée : quelle différence ?

Le ronflement est un bruit lié à la vibration des tissus de la gorge. L'apnée, elle, correspond à de véritables pauses de la respiration pendant la nuit, suivies de reprises bruyantes, d'étouffements ou de réveils [1]. Un ronflement fort et régulier peut en être un signe, mais seul un examen du sommeil permet de le confirmer [1].

Les signes qui doivent alerter

  • La nuit : pauses respiratoires, bruits d'étouffement, réveils fréquents, ronflement fort [1].
  • Le jour : fatigue persistante, difficultés de concentration, sautes d'humeur, maux de tête au réveil [1].
  • Comme ces signes sont difficiles à repérer seul, l'avis de la personne qui partage votre lit est précieux [1].

Pourquoi il faut la traiter

Non traitée, l'apnée du sommeil peut favoriser l'hypertension, l'AVC, le diabète de type 2 et les maladies cardiaques, et augmente le risque d'accidents liés à la somnolence, notamment au volant [1].

Diagnostic et traitements

  • Le diagnostic : un enregistrement du sommeil mesure le nombre de pauses respiratoires par heure (indice d'apnées-hypopnées, IAH) [1].
  • Les mesures d'hygiène de vie : perte de poids, arrêt du tabac, moins d'alcool, dormir sur le côté [1].
  • La pression positive continue (PPC) : un appareil envoie de l'air par un masque pour garder les voies aériennes ouvertes. La HAS la recommande en première intention lorsque l'IAH dépasse 30 [2].
  • L'orthèse d'avancée mandibulaire : une gouttière portée la nuit qui maintient la mâchoire du bas légèrement avancée pour libérer les voies aériennes [1]. Elle est recommandée en première intention lorsque l'IAH est entre 15 et 30 sans maladie cardiovasculaire grave associée, et comme alternative en cas de refus ou d'intolérance à la PPC [2].

Le rôle du dentiste

L'orthèse se décide après le diagnostic posé par le médecin. Le dentiste vérifie ensuite que vos dents, vos gencives et vos articulations de la mâchoire permettent de la porter, prend les empreintes, règle l'avancée et assure le suivi. Si vous grincez aussi des dents la nuit, lisez : Bruxisme : grincer et serrer des dents.

Questions fréquentes

Le ronflement est-il toujours une apnée du sommeil ?

Non. Mais un ronflement fort, avec des pauses respiratoires ou une fatigue dans la journée, justifie d'en parler à votre médecin [1].

L'orthèse convient-elle à tout le monde ?

Non : elle est indiquée selon la sévérité de l'apnée et votre état de santé [2], et nécessite des dents et des gencives en bonne santé pour la porter.

Qui pose le diagnostic ?

Un médecin, à partir d'un enregistrement du sommeil [1].

Votre praticien

Je suis le Dr Dan Zerbib, chirurgien-dentiste à Boulogne-Billancourt. Je suis titulaire d'un DU d'implantologie (Paris), d'un DU de chirurgie osseuse pré- et péri-implantaire (Paris) et d'un DU d'expertise bucco-dentaire (Montpellier). Mon objectif : que vous compreniez votre bouche et vos options avant chaque décision.

Prendre rendez-vous

Cabinet du Dr Dan Zerbib200 bis boulevard Jean Jaurès, 92100 Boulogne-BillancourtMétro ligne 9, station Marcel SembatTél. 01 46 21 06 86 — prendre rendez-vous en ligne

Références

  • NHS — Sleep apnoea. nhs.uk
  • Le Quotidien du Médecin — Apnées du sommeil : la HAS publie de nouveaux critères pour le choix des traitements (11/09/2014). lequotidiendumedecin.fr

Ces informations sont générales et ne remplacent pas une consultation.